Soyons fous : voguons, imaginons et rions un moment, voulez-vous?

•12 novembre 2009 • Laisser un commentaire

MANGA – ONE PIECE

Auteur : EIICHIRO ODA Drapeau de l'équipage de Mugiwara

Imaginons un instant un monde…

…où Gold Roger serait une légende, la grande star des flibustiers

…où le trésor le plus recherché au monde se nommerait ONE PIECE et serait celui de Gold Roger

…où l’âge de la piraterie serait à son apogée

…où une route maritime complètement démente appelée Grand Line ou encore La route de tous les périls titillerait l’imagination de tous

…où une partie de l’Histoire aurait été cachée aux gens

…où en plus des techniques de combats et autres forces pour se bastonner, les fruits du démon existeraient

…où le pouvoir serait partagé entre pirates et Gouvernement

…et où un petit écervelé – bien entêté – et sa bande de potes décideraient de hisser pavillon, partir à l’aventure se faire leur place dans ce monde de malades et s’amuser un peu au passage ! Luffy to Zoro

Mélangez le tout et ajoutez une bonne dose de mystères, d’extravagances, de combats, de joie de vivre, de tarabiscotages, d’amitié, de rencontres, d’encore plus de folie, de challenges, de fêtes, de rêves…

Saupoudrez le tout d’aventures toujours plus délirantes les unes que les autres et vous aurez un petit aperçu de l’univers à imaginer…

« Et maintenant fermez les yeux et concentrez-vous…fermez les yeux et surtout point de tricherie ! » et projetons-nous dans ce monde 20 ans après la mort de Gold Roger.

Poussons du côté de West Blue, et arrêtons-nous dans un petit village côtier du nom de Fushia car c’est ici que débuterait notre histoire.Luffy

C’est là qu’habiterait Monkey D Luffy, un jeune garçon de 17 ans.

Loti de son énigmatique chapeau de paille, Luffy, décide de franchir une étape décisive dans son rêve de piraterie. Ouep, aujourd’hui, il va prendre la mer, devenir un vrai pirate et pouvoir enfin rendre ce fameux chapeau de paille…

Mais, ‘tention hein ! il ne deviendra pas n’importe quel pirate – non môsieur, il sera LE nouveau Seigneur des pirates, trouvera le « ONE PIECE » et règnera sur les océans.

Seule « fausse note dans la boite à musique », notre héros ne peut pô nager… la faute au fruit du démon Gomu Gomu qu’il a ingurgité par inadvertance à 8 ans…et qui a fait de lui un homme élastique – si, juré.

Zoro est arrivé...sans s'presser...le grand Zoro, le beau Zoro...Aaaaah ! Les fruits du démon – importantes dans notre rêverie ces petites choses !

On dirait que ce seraient des fruits qui auraient été maudit par le démon des océans. Et même qu’ils donneraient un pouvoir si on le mangeait, mais qu’en contre partie on devenait incapable de nager, fou.

Meuuuh, Taratata! Ce n’est pas ce qui retiendra Luffy. Il part donc, bien décidé à recruter des membres pour son équipage de pirates et vivre ses aventures !Un luffy ça s'étire

Trêve de chimères, cet univers vous plait ? Ça tombe bien, « y a un mec », il l’a imaginé, “joie dans nos coeurs“ :P

Vous l’aurez deviné, c’est un grand plongeon au cœur du monde de la piraterie qu’on vous propose avec le manga : One Piece. Mythique saga imaginée par le mangaka (dessinateur de manga) Eiichiro Oda, et qui est à consommer..éhéhéh…éhéh..éh..ui - sans modération. :D

Et cette fois-ci, nous nous glisserons dans la peau de pirates – Muahahah !

La mer, des compagnons, des rêves, un bateau et de la connerie à gogo…« Gardez les bras et les jambes à l’intérieur du tapis, et c’est partiiiiiiiiiiiiii… ! »

Allez, dans le « On dirait que toi tu serais… » j’ai nommée : la « bande à Mugiwara no Luffy » !Déjà 4 membres

Et où…

MonkLuffy - wantedey D Luffy est, le héros naïf, fort, profondément bon…mais pas si con ?

Quelqu’un de simple et naïf (il prend tout au 1er degré – plus facile). Il n’aime pas se prendre la tête et répond rapidement avec les poings, qu’il a assez ambitieux. Ce que Luffy aime? manger, dormir et s’amuser. C’est aussi un garçon ultra sensible qui se retrouve toujours à aider les autres. Son rêve, tout simplement devenir le nouveau Seigneur des pirates.

 

Rononoa zoro - wantedZoro est, le « bad boy-trop-fort-avec-des-sabres »

Epéiste de grand talent, sa réputation n’est plus à faire à travers les mers. Surnommé « Zoro le chasseur de pirates », il sera pourtant le premier à rejoindre l’équipage de Luffy. Seul hic, un sale petit problème d’orientation… Son objectif, devenir le plus grand manieur de sabre au monde. Sa spécialité, le combat à trois sabres.

 

Nami nami -wantedest, la cartographe vénale

 « Voleuse spécialisée dans le dépouillage de pirates », Nami ne s’intéresse qu’aux trésors…rapport à son passé. Elle est aussi très douée pour s’orienter en mer, si bien que Luffy fera d’elle la Navigatrice de son équipage. Son rêve, passionnée de cartographie, elle rêve de dessiner une carte complète de tous les océans.

 

Usopp/usopp - wantedPipo (en français) est, le « peureux-menteur-qui-a-du-cœur »

Médaillé d’or pour ses tarasconnades (je devais le placer celui-ci, il est bien trop beau :P) doublé d’une ambitieuse pleutrerie (idem, promis c’est le dernier), ce pusillanime pétochard (avouez, il le fallait.) a, en fait, plus d’un tour dans son sac. Mais Usopp est aussi d’une grande habileté au tir, et un bricoleur de génie à qui Luffy confie l’entretien de leur bateau : Vogue Merry. Son rêve ? Se sentant l’âme d’un capitaine, Usopp veut devenir un grand pirate comme son père.

Sanji/Ssanji - wantedandy (en français) est, le « beau-gosse-sur-sur-fleur-bleu-cuisinier »

Sanji manie avec art, la cuisine et le combat où il n’utilise que ses jambes, un cuistot ayant besoin de ses mains, bah…ui. Le problème de Sanji ?, les femmes… ce n’est pas compliqué il devient complètement con et perd tous ses moyens devant elles, neutralisée toute la force « à Sanji » – Pouf. La bouffe étant le pêché « plus que mignon » de notre capitaine, Luffy décide que, Sanji, sera le cuisinier du Vogue Merry, normal. Son rêve, trouver « All blue » une mer légendaire qui abriterait toutes les espèces de poissons du monde et de la meilleure qualité !

Tony Tchopper - wantedony Chopper est, l’« animal- médecin-nakama-émotif »

A l’origine, Chopper était un renne. Manque de pot, il est né avec un nez bleu ce qui lui a valu d’être exclu par les siens. Mais, retournement de situation il y a, après que Chopper ait ingéré le fruit du démon Hiro Hiro, qui lui donne la capacité de devenir humain. Un « renne-timide-monstre-humain-peureux » ? Certes, mais Chopper est surtout un très bon médecin avec un cœur gros comme ça. Luffy décide qu’il sera le médecin de l’équipage. Son rêve, pouvoir soigner toute les maladies qui existent.

Nico Robrobin - wantedin  est, la « mystérieuse-pulpeuse-archéologue-écorchée »

Plus énigmatique que Robin, tu meurs. Passionnée d’histoire, cette archéologue est à la recherche d’une légendaire relique : la True History Stone, qui serait la clé de tous les mystères du monde. Rusée et mystérieuse, Robin traine un sombre passé qui l’a amené à s’associer avec des hommes forts pour qu’ils puissent la protéger…aaaah ? Par un concours de circonstance, elle se retrouve dans l’équipage de Luffy et va découvrir avec eux une nouvelle manière d’appréhender la vie.

Voilà pour les membres de base de l’équipage. Ils vont être “réquisitionnés” par Luffy au cours des premières aventures. Mais comme, « plus on est de fous, plus on rit », deux autres nakama (compagnons) se joindront à l’équipe un peu plus tard… 

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Alors, ONE PIECE c’est : simplement dingue. C’est frais, débile, bon, drôle, amusant, hallucinant, ridicule, intriguant – ouai, c’est prenant quoi.

Sous son aspect shônen (manga pour garçon) – aventure, amitié, courage, sacrifices, combats, forces surhumaines, pouvoirs and co… (oui, tout est de la partie) il comporte quelques piquants et non négligeables atouts, qui en font une petite bulle dans laquelle on aime à plonger souvent…un peu trop – souvent. :D

Première réussite de One Piece, son thème principal : les pirates.

Les mangas qui prennent comme toile de fond la piraterie ne sont pas courants. Et le sieur Oda, fait encore plus qu’un sujet innovant, puisqu’il fait aussi dans le personnage singulier et nous présente ainsi des pirates pas comme les autres…

En effet, plus que d’avides « chercheurs de tunes » prêts à tuer pour quelques espèces sonnantes et trébuchantes, les pirates dans One Piece sont avant tout des voyageurs en quête d’aventures et surtout en recherche d’épanouissement et de liberté.

Qu’importe que leur renommée soit rose ou noire pourvu qu’elle soit !

Rien à faire de ce qu’on pourra bien penser d’eux, ce qui compte c’est ce qu’eux pensent d’eux-mêmes – construis-toi avant tout, tu pourras alors avancer et te marrer.Un équipage à l'aventure - Yattaaaaaa!

Avec la mer comme symbole de liberté, d’avancée, de danger, de terrain de jeu comme de « lieu de toutes possibilités », Oda nous entraine dans un univers fanstastique où tout s’emboîte, s’entremêle, se rencontre, s’attire, se mélange et s’étale devant nous avec brio, force et intensité…Dahaaaaa! Chapeau bas m’sieur Oda.

Les bases pour faire partie de la bande à Luffy ? L’honneur, la fierté et le courage feront de toi le plus fort, l’amitié et tes rêves seront tes maîtres à penser.

Mais le plus grand atout de One Piece, reste l’humour.

Tout est prétexte à la rigolade : des personnages au graphisme, en passant par les répliques, les histoires, les décors, le scénario, les situations, la faune, la flore, les trésors, les rêves… Entre anachronismes et idées loufoques on en prend plein les yeux !

Et à ce petit jeu, Oda est fort…très fort ! Véritable ode à l’amitié, One Piece, c’est en permanence d’Sont fous ces pirates!énormes craquages, follement stupides et délicieusement ridicules – fougueux.

La joie de vivre par excellence, avec tout ce qu’elle comporte de naïveté et d’aventures.

Parce que, « la bande à Luffy »…c’est avant tout, une grosse bande de pitres entêtés, qui aiment rire, manger, chanter, taper, dormir et s’aventurer partout, surtout quand il faut sortir les griffes…« Bon, ça suffit maintenant, je mets les gros yeux…qui a éteint la lumière ?! »

Des potes qui se cherchent, s’apprivoisent et se kiffent !

Rassemblés autour de Luffy, ils en arrivent à tout partager, et, sans oublier le leur, finissent par être embarqués dans le rêve des autres. Ainsi, évoluant ensemble, l’équipage du Vogue Merry découvrent dix fois plus et vivent non pas une mais des aventures… C'est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Les personnages sont séduisants car ils sont complexes, tarés et diablement attachants. Ils sont toujours pensés, jamais vides, fous de vitalité, de ressort et d’originalité.

Loin d’être parfaits, ils trainent leurs casseroles et ont leurs faiblesses. Une certaine “naïveté” que l’on retrouve chez tous les personnages : argent, mensonges, séduction, crédulité ou manque de confiance en soi… Ouep, des défauts qu’ils se reprennent tous dans la gueule à un moment ou à un autre de l’histoire.

Vous l’aurez donc compris, One Piece, ça pétarade de tous les côtés, ce Luffy? Seigneur des pirates et bouffe, pourquoi ?n’est que perpétuelles explosions d’aventures, de joie et de rebondissements.

Et tout ça ne fonctionnerait pas aussi bien sans la patte créative de son auteur : Eiichiro Oda qui a une imagination de ouf, construite et ingénieuse.

On n’en a jamais assez, parce qu’il a le talent. Il sait trouver les bonnes pirouettes pour faire avancer le récit sans que ça sente la routine, sans que ce soit redondant, une imagination audacieuse et maitrisée”…bon ça“!

Sa capacité à créer toujours plus de nouveaux personnages, de nouvelles escapades et de nouveaux décors jamais insignifiants et toujours plus fous les uns que les autres, en serait presque indécent.

D’une base ultra commOk, let's "gros"! :Pune du shônen, Oda réussi à faire du spécial…toujours plus barré !

De nouvelles portes sont ouvertes et permettent au scénario d’être très riche, proposant des histoires dans l’Histoire : les combats, les rêves, le morceau d’Histoire oubliée, les secrets du One Piece, le mystère des fruits du démon, le passé exacte des personnages, le fonctionnement du monde de One Piece entre gouvernement et pirates, les liens entre eux, les océans et leurs mystères…bref y a de quoi faire! Tout est source de réflexion, tout y est énigmatique et fascinant…

De fait, on veut comprendre, connaitre et savoir qui, où, quand, comment, pourquoi ? Juré, pris par l’histoire vous en arrivez à réfléchir sur l’issus des combats.

Fou, mais vous vous surprenez à chercher quel détail, fait, indice vous a échappé?

Par quelle feinte, quel coup, entourloupe, force, connerie, pouvoir, galipette, pitrerie ou idée… Luffy va-t-il pouvoir battre son adversaire ?

Uuuuuuaiiiii ! Quelle péripétie toujours plus fantasmagorique, quel coup de théâtre l’auteurTony Tony Chopper a-t-il encore pu imaginer et auquel on n’a pas pensé ?

C’est dit : l’exubérance transpire dans tout le manga et c’est plus que bon !

Vous voulez vous échapper, vous voulez rêver, vous voulez de l’aventure et du dépaysement ? One Piece le fait et pas qu’à moitié. Tout y est hors norme, fou, extravagant, décalé, magique, impossible, fun, fabuleux, désopilant…!

Oubliez toutes vos certitudes, de ce côté tout est « à l’envers »…monstres, pouvoirs, humains, terres, navigations, choses, animaux, transports, nature, machines, trésors, histoires, trucs, îles, courants marins, armes, saisons, hybrides…tout y existe et tout y est surtout euh, coUsopp au long nez!mplètement spé.

Un univers ensorcelant que l’on retrouve avec un coupable soulagement. :P

Le manga d’Eiichiro Oda est un succès commercial certes, et il le mérite. Le pari est tenu, c’est un vrai bon shonen (manga pour garçon) – courez si ce n’est fait, “pôvres fous que vous êtes!”

Pour les peureux de la lecture, l’anime (dessin animé) retranscrit bien l’ambiance du manga et est en sus, agrémenté d’une bande son complètement ouf !

Des sensations de manque ?…pas d’inquiétude, c’est normal.

NB : Pour les adeptes, un site où vous trouverez pas mal d’explications et où vous pourrez pour mieux percevoir la richesse de l’histoire - ’tention ils révèlent beaucoup de choses tout de même.

 One Piece, fallait pas commencer..!

Quand la musique se fait croquer..!

•9 octobre 2009 • 2 commentaires

Couverture du livre - Surprise Partie, David ScrimaDavid Scrima s’invite chez WYSIWYM

Après les concerts illustrés, son festival des arts graphiques et sa revue sur l’illustration, l’association WYSIWYM se lance dans un nouveau projet, l’édition de petits livres illustrés avec la collection Traits illustrés.

Et pour ouvrir le bal, c’est l’illustrateur David Scrima qui a joué le jeu et propose, dans Surprise Partie,  une sélection de ses plus beaux Moskdl - David Scrimacroquis.

Travaillant avec divers outils (stylos, feutres, peinture, blanco, stabilo…) Scrima nous présente, à travers un trait efficace et des illustrations riches, les artistes qui font son univers musical.

Titre : Surprise Partie

Collection : Traits musicaux

Auteur : David Scrima

Editeur : Association WYSIWYM

Prix : 12 euros

Tenté ? Vous pouvez contacter Marc Bousquet à l’adresse suivante : bousquet.marc@gmail.com

The Beatles - David Scrima

Prix et concours PORTFOLIO – et les gagnants sont…

•3 octobre 2009 • Laisser un commentaire

PORTFOLIO

Un petit mot sur les prix décernés durant le Festival des Arts Graphiques PORFOLIO, qui a eu lieu les 18, 19 et 20 septembre dernier, à La Bellevilloise. (Pour un beau résumé)

 

PRIX MEILLEUR ALBUM JEUNESSE :

Titre : Le petit ROI

Auteur : RASCAL

Dessinateur : SERGE BLOCH

Editions : Sarbacane

Couverture - Mon petit roiSynopsis : « A la fois magique et touchant. On assiste à la naissance d’une histoire. Sous nos yeux, prend forme un petit personnage, un petit roi, qui devient de plus en plus présent et autonome. Pour nous, lecteurs, c’est un simple personnage. Mais pour ses créateurs – Rascal et Serge Bloch – c’est un peu un enfant, leur enfant.

Cet album souligne la relation très particulière et intime pouvant exister entre une œuvre et son auteur (qui puise dans ce qu’il voit et ce qui l’entoure pour imaginer et créer), ainsi que la richesse des situations et des sentiments que peuvent susciter des illustrations faites avec trois fois rien.

Ici, quelques lignes et formes réalisées à l’encre de Chine. On finit par se laisser attendrir par le petit Cornélius Premier, ce personnage fragile livré au regard de tous. Et puis c’est toujours fascinant de suivre le parcours d’une création, quelle qu’elle soit. »

 

PRIX MEILLEURE BANDE DESSINEE :

Titre : Fin de chaîne

Auteur et dessinateur : MICHEL GALVIN

Editions : Sarbacane

Couverture - Fin de chaîneSynopsis : « Une colonie de dindes du désert se fait méthodiquement exterminée par un mystérieux assassin. Comment savoir s’il s’agit d’actes de barbaries sordides ou tout simplement d’une série d’accidents isolés à répétition ?

Les oiseaux se rassemblent tous et ne parviennent pas à se distinguer mutuellement. Partagés entre lucidité et bêtise abyssale, ils contribuent au destin cruel et pathétique de leur espèce isolée, inutile et condamnée à disparaître… »

 

GAGNANT DU CONCOURS DE STRIP :

Parmi les 36 participants au concours, c’est le dessinateur Romain Mocellin qui a remporté la victoire avec panache !

 Strip Romain

Comment promis, le gagnant verra son strip publié dans les pages du mois de décembre du magazine ZOO.

Merci à tous pour votre participation, classieux !

« J’suis bien content d’être venu moi, quelle aventure! » :D

Affiche - Festival PORTFOLIO

Les Concerts illustrés vs La Bellevilloise

•3 octobre 2009 • Laisser un commentaire

BELLEVILOISE H.B

Et ça continue encore et encore… !

Après le Festival PORTFOLIO, l’association WYSIWYM reste fidèle à son rendez-vous du mois : les concerts illustrés, véritable duo scénique entre les deux arts que sont l’illustration et la musique.

les kid Bombardos vs Laurent Astier - La Bellevilloise

Toujours en partenariat avec les éditions Dargaud, WYSIWYM vous donne rendez-vous le 18 Octobre 2009, à 18h, dans le Forum de La Bellevilloise.

A travers un double Live, vous pourrez apprécier les performances du dessinateur Hervé BOURHIS, auteur notamment du « Petit Livre Rock », (Dargaud, 2007) et du chanteur KIM, artiste étonnant au accents POP et électro.

 

KID BOMBARDOS VS LAURENT ASTIER

Concert illustré Kim vs Hervé Bourhis :

Dimanche 18 Octobre 2009, 18h,

La Bellevilloise 19 rue Boyer

Métro: Ménilmontant ou Gambetta

PAF : 7 euros.

Petite immersion au coeur de l’univers des Clamp

•29 septembre 2009 • Un commentaire

EXPOSITION : CLAMP LES REINES DU MANGA

La galerie des médiathèques – 22 rue Malher, Paris – 4ème  

XXX Holic -- CLAMP

En partenariat avec le Festival d’Angoulême, la Mairie de Paris nous propose, à travers l’exposition : Clamp les reines du manga, une plongée au cœur de l’univers des CLAMP.

Hum, moui…mais alors « ma késséssa » CLAMP ?

CLAMP est un collectif de quatre mangaka (dessinateur de manga) qui, aujourd’hui, fait partie intégrante du paysage de la bande dessinée nippone.Clamp School detective

Si les mangaka travaillent très souvent à plusieurs mains, le plus souvent avec des assistants, un « collectif » est une chose moins commune dans l’univers de la BD japonaise, parce que plus que de l’assistanat, c’est une collaboration à armes égales !

Le collectif CLAMP naît dans les années 80. Douze femmes décident alors de se regrouper et de se partager le travail des planches de leurs œuvres.

C’est à travers le détournement de certaines séries phares dans leur Dojinshi (publication amateur de mangas de type fanzine), tel que Olive et Tom ou encore Les Chevaliers du zodiaque, qu’elles se font connaitre du grand public.

En 1Derayd – Moon of boundary balance989, elles décident de lancer leur propre studio et donc leurs propres histoires. La première sera : Derayd – Moon of boundary balance.

Cependant, au début des années 90, le studio s’épure et de 12 collaboratrices on passe à 7 (qui réaliseront le manga RG Veda), jusqu’au nombre qui fait aujourd’hui le studio CLAMP, soit quatre :

MOKONA : dessinatrice principale et porte parole du studio.

TSUBAKI NEKOÏ : assistante graphique, elle est spécialisée dans le SD ou Super Deformed. Elle s’occupe aussi des mini-journaux CLAMP, dans lesquelles les CLAMP se parodient elles-mêmes.

NANASE OKAWA : c’est elle qui définit à grands traits les scénarios, les personnages et le nombre de pages nécessaires pour développer l’intrigue d’un nouveau titre.

SATSUKI IGARASHI : s’occupe des trames, du découpage des planches et de tout le design des livres.

Le Collectif CLAMP aujourd'hui

De fait, le collectif CLAMP déstabilise; mais plus qu’une structure originale, elles ont surtout une force de travail et un talent qui forcent le respect et qui vont faire leur renommée. Le studio va donc très vite s’imposer de part leur quantité et surtout leur qualité de travail, rassemblant un lectorat aussi bien féminin que masculin. C’est ici que réside leur prouesse, malgré leur style de dessin plutôt “féminin”, les quatre dessinatrices de CLAMP sont aussi à l’aise dans le scénario d’un shônen (manga pour garçon) que dans celui d’un shojô (manga pour fille).Chobits - CLAMP

Ainsi, le studio est à l’origine de quelques uns des mangas devenus incontournables aujourd’hui tels que: Tokyo Babilon, Clamp School Detectives, X de Clamp, Card Captor Sakura, Chobits, Tsubasa – RESERVoir CHRoNICLE ou encore XXX Holic.

 

Quelque peu réservée quant aux traits du collectif ainsi qu’à leur univers souvent trop « kawaï », j’avoue que l’exposition m’a fait changer d’idée sur la question. Je ne pensais vraiment pas qu’un jour je parlerai du travail des CLAMP de cette manière, mais j’ai été complètement happée voire décontenancée par leurs originaux présentés – Fou.

Si je ne suis pas folle des illustrations de leurs premières oeuvres, les suivantes sont - je trouve - plus accessibles et présentes des originaux vraiment beaux à regarder. Cette richesse dans les couleurs, cette manière de travailler chaque détail, ces traits si fins et si précis qu’ils en rappellent parfois les estampes japonaises, font de certaines de leurs illustrations de véritables petits bijoux!

Ouep, hébétée, voire envoûtée par cette explosion qui vous choppe littéralement les yeux! 

Les CLAMP ont un style graphique bien à elles qui rend leurs œuvres parfaitement identifiables: un style très longiligne et XXX HOLICaérien, à travers lequel les dessinatrices cherchent à insufflé le plus de vie possible à leurs personnages. Que cela soit dans leurs gestes, leurs habits, leurs chevelures ou leurs traits, tout est stylisé, soigné (avec une tendance à l’androgynie..) dans une envie de donner toujours plus de mouvement et de grâce aux caractères.

Défiant les codes graphiques du manga, le collectif aime les trames, l’encrage et les décors fouillés et détaillés jusqu’à nous donner de véritables feux d’artifice visuels à travers certaines de leur planches.

De plus, si les illustrations sont bien souvent de grande qualité, les scénarios ne sont pas en restent et le catalogue du collectif renferme des histoires complexes, riches, subtiles et intéressantes. Aimant les folklores, les CLAMP revisitent contes et légendes, traditions, anciennes croyances faisant s’entremêler réel et surnaturel avec talent.

Outre cette osmose parfaitement trouvée entre réel et imaginaire, nos 4 complices possèdent aussi cette faculté de retranscrire avec justesse les émotions et les interrogations qui traversent les adolescents. Ainsi, à travers de bons scénarios, d’efficaces charadesiTsubasa Chroniclegn (apparence et développement des personnages) et de bonnes mises en scène, elles arrivent à dépeindre avec brio cette ambigüité de l’âme.

Autre singularité, à noter pour le trip, les CLAMP aiment beaucoup croiser leurs histoires entre elles – on appelle ça le crossover. Elles font ainsi intervenir certains personnages d’un titre dans un autre. Ces derniers peuvent ou non garder leur identité, cela dépend. L’exemple le plus connu et le plus flagrant, est entre les titres XXX Holic et Tsubasa - RESERVoir CHRoNiCLE : la sorcière du premier pointant souvent le bout de son nez dans le second, rendant des services aux héros. Autre exemple de crossover, Tsubasa – RESERVoir CHRoNiCLE est aussi très lié à Card Captor Sakura, puisque les personnages, bien qu’ayant des idendités différentes, sont les mêmes dans les deux titres.

Lelouch, héros de CODE GEASSPour une première approche, l’anime (dessin animé japonaisCode Geass dont les CLAMP ont signé l’ensemble du charadesign ainsi que tout le concept graphique, peut être plus facile d’accès quant au style de dessin du collectif. L’anime est bien mené, nous entrainant dans un scénario mêlant mécha (sous genre de manga ou d’anime mettant en scène des personnages utilisant ou incarnant des armures robotisées souvent humanoïdes), rébellions, guerres, pouvoirs et vengeance. Cela vous permettra – peut être – de plonger plus facilement dans les mangas tels que Tsubasa - RESERVoir CHRoNICLE ou XXX Holic.

Il faut l’avouer, les CLAMP ont du talent, et pas qu’un. Dotées d’un bon coup de crayon, d’un imaginaire riche et délicat comme d’une plume efficace, elles s’activent pour nous entrainer dans un univers toujours plus fouillé, avec style.

Conclusion, ou Comment se passe l’entrée dans l’univers des CLAMP : 1/ On freine des deux pieds devant le graphisme – si, si, tout va bien - 2/ On est curieux du succès et on veut en savoir un peu plus…normal. 3/ On y va. 4/Une fois le regard adapté, on s’aperçoit qu’on s’enfonce gentillement et doucement dans un univers graphique assez surprenant. 5/ On a kiffé son moment. 6/On s’intéresse aux scénario.

La preuve? hum je dirai : ”Serpent, araignée et mandragore, si “je mens”, je meurs jusqu’à ce que je sois mort.” (Tout ça, naturellement, avec une main sur mon coeur et les yeux croisés - Oui môsieur!) :P

XXX HOLIC

PORTFOLIO : 3 JOURS DE RENCONTRES ET DE RENDEZ-VOUS…What else?

•14 septembre 2009 • Laisser un commentaire

PORTFOLIO

Petits compléments concernant le Festival des arts graphiques : PORTFOLIO

Qui se tiendra du 18, 19 et 20 septembre à La Bellevilloise – 19-21 rue Boyer, Paris, 20e

PORTFOLIO C’EST :

DES RENCONTRES

SIGNATURES

Plus de 70 auteurs en dédicaces (auteurs de BD, livres jeunesse, comme designeMise en page 1rs…)

Serge Clerc, Mathieu Sapin, Les Karascoët, Jean-Paul Krassinsky, Bastien Vives, Monsieur le Chien, Merwann, Camille Pot, Benoît Preteseille, John J. LMR, Mélanie Berger, Laure du Faÿ, Gautier Ducatez, Marc Botta, Alex Nikolavitch, Gox (que le vendredi), Francky, Damien, Rudolphe Sebti, Nolwen Guegan, Gilles Rochier, Antony Huchette Ambre, Nicolas Debon, Stefan Thanneur, Améziane Florence Cestac, Jeff Pourquier, Stéphane Soularue, Sébastien Férran, Boris Guilloteau, David Charrier, Miceal O’Griafa, Stéphane Rey, Marcel Couchaux, Edmond Baudoin, Lilao, Guillaume Bianco, Florian Guibert, Sam Mahlone, Fréderic Boullet, Nicolas Sauge, Alexandre Bonvalot, Kkrist Mirror, Puyo, Phiil, Gad, Martes Bathori, Ohm (…)

TABLES RONDES ET DES CONFERENCES :

Vendredi 18 septembre

Thème : L’économie des arts graphiques

Qui : François Meyniel, Galerie Artludik et Michel Lagarde – Horaires : 10h30

Samedi 19 septembre

Thème : La bande dessinée 2.0

Qui : Didier Pasamonik (journaliste), Benoit Preteseille (éditions Warum), Guillaume Matthias (Association Phylactères) et Philippe (éditions Lapin.org) – Horaires : 11h

Thème : Illustrer : quand l’image parle du texte…et au texte

Affiche concert - Bad Mama Dog vs Romain MocellinQui : Frédéric Lavabre (directeur des éditions Sarbacanes), Eric Giriat (dessinateur) - Horaires : 15h-16h

Thème : La création de caractères

Qui : Jean-François Porchez, (le Typographe) Serge Cortesi, Christophe Badani, Julien Janiszewski et Sébastien Morlighem – Horaires : 14h-16h

Thème : Engin explosif improvisé

Qui : Loulou et Kiki Picasso – Horaire : 14h

Dimanche 20 septembre

Thème : L’art séquentiel dans la BD américaine

Horaire : 11h-13h – Qui : Fabrice Sapolsky (rédacteur en chef du magazine Comic Box), Xavier Fournier (rédacteur en chef ajoint du magazine Comic Box)Stand Philippe UG et les enfants de putains

Thème : Le retour du POP UP

Horaire : 12h – Qui : Gérard Lo Monaco et Philippe UG

Thème : L’héritage franco-belge, ligne claire ou style atome ?

Horaire : 16h – Qui : Didier Pasamonik (journaliste), Thierry Lemaire (journaliste), Jean-Luc Frommental, Benoit Peeters

Thème : De la musique à la typographie expressive

Qui: Robert Massin – Horaire : 15h-16h

Et la présence de nombreux artistes et professionnels tout au long du Festival.

 Helvetica

DES EXPOSITIONS

Plus de 6 expositions proposées au public, avec notamment :

Une exposition de BOBI+BOBI

Une exposition hommage à la police de caractère HELVETICA

Une exposition PARK AND ROCK – SUDIO BÜRO

Une grande exposition du dessinateur SERGE CLERC

Une présentation de figurine chez ARTOYS

L’exposition 009 de SUDIO BÜRO

 ARTOYS

 

DES ANIMATIONS

Illustrateurs, designers, graphistes, dessinateurs, auteurs, tampographes, imprimeurs… de nombreux artistes et collectifs des arts graphiques proposeront des animations en live et en continu telles que des fresques murales, des ateliers, des projections, des démonstrations, des illustrations, des contes illustrés, des concours et des remises de prix pour amateurs et artistes…

Fresque du collectif Humugus

 

ATELIERS POUR ENFANTS

Vendredi 18 Septembre

Atelier pour enfants – L’oiseau patate

Horaires : 14h30/15h30 – Lieu : Halles aux oliviersAtelier pour enfant : Les livres animés - Festival PORTFOLIO

Atelier pour enfants – Les livres animés

Horaires : 10h-11h/Lieu : FORUM

Atelier Makaka

Horaires : 10h-11h30 ET 14h30-16h/Lieu : LOFT

Samedi 19 et Dimanche 20 septembre

Atelier Makaka – A la découverte de la BD/Lieu : LOFT

 

DES CONCERTS ILLUSTRES

Affiche concert - ARIBO vs Jean-Paul KRASSINSKY

Jeudi 17 septembre au soir à 21h = Bad Mama Dog vs Romain Mocelin

Vendredi 18 septembre à partir de 20h = Aribo vs Jean-Paul Krassinsky

Samedi 19 septembre à partir de 20h = Thomas Marfisi vs David Scrima

Dimanche 20 septembre à partir de 20h = Candy Cash et Lilea Narrative vs Sixo

Pour plus d’information, le lien du site internet du festival : www.festival-profolio.fr et de son blog : www.wysiwym.wordpress.com

Affiche - Festival PORTFOLIO

PORTFOLIO : les arts graphiques s’imposent à La Bellevilloise

•3 septembre 2009 • Laisser un commentaire

L’association WYSIWYM présente :

PORTFOLIO

PORTFOLIO : FESTIVAL DES ARTS GRAPHIQUES

Les 18 19 et 20 septembre à La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, Paris 20e

Premier festival des arts graphiques à Paris, PORTFOLIO prendra donc place à La Bellevilloise les 18, 19 et 20 septembre 2009 !Concours de Strip - Fly

A travers des animations en tout genre – performances d’artistes en live, ateliers pour enfants, « Speed meeting », dédicaces d’auteurs, contes illustrés, expositions, projections vidéo, concours de strip, conférences et tables rondes, remises de prix, concerts illustrés et bien d’autres – le public pourra se balader sur trois étages afin de mieux appréhender les arts graphiques, leur univers et leur fonctionnement.

Plus qu’une simple présentation d’œuvres, PORTFOLIO cherche à faire découvrir au public, de manière ludique et dynamique, les différents secteurs qui existent dans les arts graphiques et comment ces derniers peuvent s’associer à d’autres arts pour nous donner des performances assez magiques !

Affiche - Festival PORTFOLIOSeront présents sur les trois jours, aussi bien des professionnels que des artistes issus de tous les domaines des arts graphiques. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur :

http://www.festival-portfolio.fr/prixjury.htm et wysiwym.wordpress.com

Rendez-vous les 18, 19 et 20 septembre à La Bellevilloise (dans le 20e arrondissement de Paris) pour une plongée toute en douceur et en simplicité au cœur des arts graphiques !

Quand Johnnie tire TROP vite pour son ombre

•26 août 2009 • Laisser un commentaire

VENGEANCE

Johnnie To – Hong Kong, 2009

Affiche du film VengeanceJohnny Hallyday, Sylvie Testud, Simon Yam, Anthny Wong Chau-Sang, Ka Tung Lam, Suet Lam, Maggie Siu, Cheung Siu Fai, Felix Wong

Un père vient à Hong Kong pour venger sa fille, assassinée par des tueurs à gages. Sur son passeport il est marqué « cuisinier ». 20 ans plus tôt il était tueur professionnel.

 

On y a cru, on a vu…euh, on est déçu. 

Dahaaaa ! Johnnie To.

L’un des cinéastes Hongkongais les plus magiques, qui pond des films plus vite que son ombre et qui est capable du bon comme…du moins bon, je l’avoue. Mêlant gros films qui tachent et réalisations bien plus subtiles, sa filmographie peut dérouter tant elle est diverse.

Mais quand To fait mouche, il nous berce, nous manipule et nous happe doucement dans un tourbillon d’images, de personnages, d’humour et de situations, pour un moment complètement enchanteur. Da, le cinéaste arrive à faire de ses plans séquences de véritables chorégraphies, pour le plus grand bonheur de nos yeux – si, jouissif. Johnnie To

Cependant pour son dernier né, le réalisateur a fait fort, très fort, TROP…fort : il a imaginé notre Johnny national en acteur principal. Alors là oui, mais – euh – non.

C’est bien simple, on ressent la magie de Johnnie To - sa fausse naïveté, sa manière de filmer, la subtilité de son humour… – uniquement dans les moments où Hallyday sort de l’écran.

Johnny l’acteur est…vide, il ne dégage rien, on dirait une poupée de cire. (“C’est quoi ça un public ou une mosaïque?” :D ) … Je veux bien qu’il est perdu la mémoire, mais ça ne devrait pas l’empêcher de ressentir certaines émotions, au moins les plus instinctives. Là, rien. C’est plus de la naïveté à ce niveau…

De plus, même Hallyday mis à part, Vengeance est loin d’être la meilleure réalisation du réalisateur. Lui qui nous a habitués à des scénarios un tantinet plus alambiqués, il est resté plus que léger dans l’intrigue du film comme dans la profondeur des personnages. Peut être n’a-t-il pas pu en demander trop à la fois à Hallyday ?…c’est vrai, pardon. M’enfin là on se demande sur qJohnny Hallydayuoi l’acteur a pu concentrer tout son talent.

Bref, quand on sait ce dont le cinéaste est capable…gnnn…on trépigne.

Ensuite, si dans certaines séquences on reconnait la patte de Johnnie To, le manque d’application dilue vite la magie de l’instant. Ainsi, les scènes d’affrontements qui sont généralement chez lui de petits bijoux visuels, sont ici trop brouillonnes. A tel point que l’on « crie à l’imitation ». Juré, pour un peu on se croirait devant un film « à la Johnnie To ».

De fait, en plus d’un acteur principal peu convainquant, la réalisation en elle-même est bâclée. Le charme se fait attendre et ne prend finalement pas, malgré les quelques bons passages grappillés ça et là. Dépassé par sa propre course au film le Johnnie? En retard pour rendre son oeuvre à Cannes?

Non, Vengeance ne compte certes pas parmi les p’tites merveilles que contient la filmographie de Johnnie To. On lui préfèrera l’enchanteur Sparrow, l’énigmatique Mad Detective, le challenge à trois mains Triangle ou encore le puissant Election.

La douce folie qui imprègne habituellement les longs de Johnnie To n’est ici que l’ombre d’elle-même. Hum, dommage…c’est quand le prochain ?

Photo du film Vengeance

Brouillard, polar et autres histoires…

•24 mai 2009 • 2 commentaires

DANS LA BRUME ELECTRIQUE

Bertrand Tavernier – USA, 2009

Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard, Mary Steenburgen, Kelly MacDonald, Justina Machado, Ned Beatty, James Gammon, Pruitt Taylor Vince, Levon Helm, Buddy Guy

Affiche - Dans la brume electriqueNew Iberia, Louisiane. Le détective Dave Robicheaux est sur les traces d’un tueur en série qui s’attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d’un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d’Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni.

Elrod raconte à Dave qu’il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d’un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave. Mais à mesure que Dave se rapproche du meurtrier, le meurtrier se rapproche de la famille de Dave…

 

Dans la brume électrique est un film – veuillez excuser – brumeux. Tout, absolument tout dans ce film, est énigmatique, semble impénétrable et d’une épaisseur déconcertante :

L’Histoire – une enquête qui en cache une autre, qui réveille des blessures passées qu’elles soient historiques ou personnelles et met en scène des personnages très différents et hauts en couleur…

Le décor – la Louisiane, ses bayous, ses espaces irréels et flippants, sa population cajun (ou pas) et surtout le décor d’une Nouvelle Orléans post Katrina…

Les personnages – un flic, ancien alcoolique, en quête de justice et de paix (intérieure comme extérieure), que ses vieux démons semblent titiller, qui court après un tueur assez machiavélique et sadique. Embarqué dans une enquête, il s’en va crapahuter du côté de mafieux gros, gras et moches, d’un black énigmatique et peu causeur, d’une star de cinéma complètement alcoolique et perdue ou encore avec une sorte de « fantôme-apparition-esprit issu d’un monde parallèle »?!…

Les dialogues – entre obscures répliques, non-dits et véritables hallucinations, suivre les dialogues devient éreintant mais ensorcelant.

Ainsi, tout est recouvert d’une sorte de pellicule opaque et sombre, nébuleux moment entre rêve et réalité… ça vous titille et vous pousse à plonger au plus profond du film pour tenter de suivre le schmilblick. Alors, enveloppé d’une moiteur dont le décor transpire, on suit l’inspecteur Robicheaux (Tommy Lee Jones) dans son enquête, ses avancées, ses questionnements, ses déboires, ses coups de sang, ses réminiscences et autres, que cette vague de crimes fait remonter à la surface.

Tantôt abrupt, insondable, violent ou subtil, le film nous déroute, nous coince jusqu’à nous étouffer dans son mystère, complètement perdus que nous sommes par ces multiples portes que Tavernier semble prendre un malin plaisir à ouvrir tout au long du film.l'énigmatique

Loin d’être un défaut, cette confusion qui règne dans le film nous plonge dans une atmosphère nouvelle, différente, dérangeante qui nous force à la réflexion, à rester aux aguets en quête du moindre fait, geste, bruit qui se ferait entendre, qui nous ferait comprendre…

Mais, Dans la brume électrique est plus qu’un simple polar noir, le cinéaste nous emmène dans une réalisation à multiple genres. Ainsi, au polar se superpose le documentaire voire le portrait, le tout étant saupoudré d’un surréalisme latent. Entre crimes, “mafieuses magouilles”, tourments personnels, vieilles querelles, vices et sévices, affaires politiques, blessures historiques ou vieux conflits de société ; émotions et sentiments naissent, sortent, se confondent et s’entremêlent accentuant le brouillard dans laquelle le spectateur se trouve.

La force du long métrage réside aussi dans ce décor qu’est la nouvelle Orléans, un décor encore peu présenté au cinéma – à la fois lugubre, triste, magique, irréel, fou, attirant, envoutant, insolite…

En plus de ce mélange de styles, de conflits et de questionnements qui hantent profondément l’histoire, Tavernier n’a pas hésité à rajouter une couche, en modernisant le scénario tiré du livre afin de coller le plus possible à la réalité. C’est dans ce cadre qu’est évoqué Katrina ou la forte présence de la mafia sur le territoire et toutes leurs crasses.

Côté acteurs rien à redire, un Tommy Lee Jones plus taciturne et soupe-au-lait que jamais et qui tient le film, au milieu d’un décor tout aussi mystérieux et changeant.

Un film où tout s’emboite dans une même atmosphère poisseuse parce qu’inexplicable. Le pari est tenu : on est complètement paumé :D … Une adaptation réussie du livre de James Lee Burke. On regrettera peut être un manque d’explication - justement…non? J’avoue, a pas tout tout compris…

La photo de la fin

Pour apprendre et partir un peu plus loin…

•18 mai 2009 • Laisser un commentaire

DUNYA CULTURES PRESENTE: “Les Comores à l’affiche”

Fly - Les Comores à l'affiche

Dunya Cultures est une jeune association qui se propose de susciter le dialogue interculturel grâce à la création d’évènements artistiques.

Nous vous proposons de partir à la découverte des Comores, d’hier à aujourd’hui, en passant par la musique, la danse et le théâtre. Cette soirée est réalisée en partenariat avec L’institut régional du travail social – IRTS et avec l’association Tint’Ame’Art. Elle se déroulera le vendredi 22 mai 2009.

Au programme : danse traditionelle, concerts de l’auteur-compositeur Boléro accompagné du percussionniste Adoulatuf puis de Bako aux côté de Palech et d’Abdallah enfin les Shamanic Vibration.

Théâtre avec l’auteur et metteur-en-scène Ibrahim Barwane qui nous emmènera à la découverte des îles avec son spectacle Pauvres Comores.

De plus pour réjouir les papilles des gourmands, un buffet comorien sera proposé au cours de la soirée.

Rendez-vous le vendredi 22 Mai 2009 à partir de 18h00, au 145 avenue Parmentier dans le dixième arrondissement de Paris pour assister à la soirée « Les Comores à l’affiche » !

Soirée « Les comores à l’affiche » organisée par Dunya cultures

le 22 Mai 2009

18h00 à l’IRTS, 145 avenue Parmentier75010 Paris

PAF : 5€

Contact et Information : Mirassou Elodie au 06 34 45 15 97

dunyacultures@live.fr

http://www.myspace.com/dunyacultures